mon allaitement
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Voilà maintenant 1 an que j’allaite Rémi, et je vais donc vous faire partager mon expérience.
Pour clara, j’avais tenu 15 jours. Le soir, elle pleurait, je pensais qu’elle avait faim, alors, pensant que je n’avais pas assez de lait, je lui ai donné un bib de lait artificiel après une tt de 30 mn. Et elle buvait tout ! Alors je me disais, elle a encore faim, je n’ai pas assez de lait.
Et c’est ainsi que s’est terminé mon allaitement (enfin, terminé pour elle, car pour moi les montées de lait étaient toujours présentes, et douloureuses).
L’allaitement me tenait très à cœur ; j’ai fait un mémoire sur l’allaitement pendant mes études, et je travaille dans un service maternité où je partage l’expérience d’autres mamans.
Et me voilà enceinte de mon petit poussin (après 2 ans d’essais). Je me suis dit, celui-là, je tiendrais bon. A la maternité, j’avais constaté que les 2eme allaitements fonctionnaient beaucoup mieux, le lait était plus abondant que pour le 1er, les mamans avaient l’air plus sereines, et surtout plus motivées si elles avaient échoué au 1er.
Les suites de mon accouchement ont été plus faciles que la première fois, beaucoup moins de visites, et une motivation au top du top.
je m’étais bien mis dans la tête toutes les règles à respecter pour réussir son allaitement :
- je mettais Rémi au sein dès qu’il en montrait le désir,
- je l’ai gardé les nuits (à ce propos, il avait un ictère et j’avais la couveuse avec les lampes UV dans la chambre, c’était donc plus pratique pour les nuits)
- pas de complément, pas de sucette : il a un besoin de succion ? et bien au sein
- j’ai eu la montée de lait le 2eme jour
- mon mari partageait mes opinions (très important).
Après 4 jours à la clinique, l’ictère persistait et le taux montait de plus en plus (allaitement + incompatibilité rhésus mère-enfant)
Donc, hospitalisé en pédiatrie pour être en turbine (sous les rayons toute la journée) je suis restée avec lui nuit et jour, et il a fallu que je supprime une tt une nuit pour que le taux descende.
Bref, on est quand même sorti, et une fois à la maison, les mêmes comportements que pour Clara : beaucoup de pleurs le soir, tétées toutes les 1/2 heures de 18 à 22h, .......... alors je me suis dis, bon, c’est comme ça, il faut faire avec, c’est un passage quasi obligatoire.
Alors le soir, je mettais Rémi au porte-bb, j’avais réussi à le faire téter sans le sortir et dès qu’il voulait téter, et bien il têtait. Il y a eu des soirs très durs, même au bout de 5 ou 6 tt, il pleurait, était inconsolable, s’énervait sur un sein désespérément vide, et bien oui, je craquais, je pleurais, il faut savoir que c’est normal, qu’on est toute passées par-là (pour les allaitantes). J’ai gardé Rémi dans son couffin près de notre lit le premier mois, mais il était plus pratique de l’allaiter dans sa chambre sur un fauteuil. Alors j’ai mis son couffin dans sa chambre. Dans la foulée, j’ai eu un engorgement et j’ai pour cela contacté une association d’allaitement ; j’ai assisté à une réunion où j’ai appris que pour espérer que bb fasse ses nuits, il fallait l’allaiter au moins toutes les 3h dans la journée pour qu’il ait son quota de lait, de câlins, de chaleur de maman. Et bien, à 1 mois et demi, Rémi a dormi toute la nuit, dans son lit de 23h à 7h30 du mat !!! et ça continu.
J'ai connu les différentes phases de croissance (3, 6, 9 mois) auxquelles je répondais par plus de tétées et de câlins, j’ai donné mon lait au lactarium, car je ne savais plus quoi en faire, et les semaines et les mois passant, voilà un an que dure notre allaitement.

Il faut aussi passer par les critiques et les remarques des gens ignorants en la matière,
“tu l’allaites encore ?”
“jusqu’à quand tu vas l’allaiter ?”
et j’en passe et des moins bonnes.

"La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, il n'est donc pas anormal que beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent la bouche."

Voilà ce que j’en pense !!!!!!!!!!!!!!
Et puis je leur demande s’ils ont déjà lu des bouquins à ce propos, car on ne peut parler que de ce que l’on connait (du moins pour donner des conseils de ce style, il vaut mieux se taire).

Enfin voilà, c’est mon expérience, et j’essaie d’aider les mamans qui désirent allaiter autour de moi, je vais à des réunions organisées à la maternité ou j’ai accouché (et où je travaille), et je profite au maximum de cette relation privilégiée entre mon fils et moi et dans laquelle je prend beaucoup de plaisir.

clarabelle_reminou
07/02/03